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Yves Bertrand veut encore y croire. Alors que les militants communistes sont appelés aux urnes à partir de demain jeudi pour valider la stratégie d'autonomie aux élections régionales, le Parti radical de gauche (PRG) lance un appel à l'union. « C'est le meilleur moyen pour continuer d'apporter à tous les haut-normands des réponses concrètes », souligne le président de la fédération régionale du PRG, Yves Bertrand, élu dans l'opposition havraise aux côtés du PS et des Verts.
« Il faut débattre »
« Illogiques » : c'est ainsi que le patron des radicaux de gauche qualifie « les déclarations d'intentions, puisque les lignes ne sont pas déposées, des Verts comme des communistes ». « Nous gérons la Région ensemble depuis dix ans, nous avons transformé ce territoire et voici que, du jour au lendemain, tout serait oublié ? Les Verts comme les communistes, précise Yves Bertrand, dirigent avec nous le conseil régional, ils ont des vice-présidents - alors que le PRG n'en a pas - et voilà qu'il faudrait tout casser ? »
Le choix des écologistes et des communistes de s'affranchir du PS au premier tour, le 14 mars prochain, est donc « incohérent ». « Aux yeux des responsables politiques et des électeurs », estime Yves Bertrand, qui a ouvert, depuis quelques semaines, des discussions avec les responsables du Parti socialiste. Une troisième rencontre avec le PS a d'ailleurs lieu ce mercredi soir, à Barentin, une commune dirigée par un maire radical de
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gauche, Michel Bentot. Les deux premières avaient eu lieu à Canteleu et Louviers. « Il faut débattre et se rassembler. C'est ce que nous faisons, radicaux et socialistes et j'ai bon espoir que nous soyons entendus et que nous trouverons un accord, ce qui n'est quand même pas compliqué quand on travaille ensemble en confiance depuis si longtemps », précise-t-il jugeant « bon » le bilan d'Alain Le Vern, le président sortant.
« Pour tous les scrutins »
« La Région est la mieux gérée de France, la dette y est la plus faible : cela constitue un atout considérable qu'il convient d'amplifier et surtout pas de raboter », ajoute Yves Bertrand. Pour lui, l'union à gauche ne doit pas s'arrêter aux seules élections régionales du printemps. « Cette démarche unitaire devra prévaloir pour tous les scrutins », ajoute-t-il. En ligne de mire, les cantonales de 2011 et - surtout - les municipales de 2014.
ST. S.


Article paru le : 18 novembre 2009
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