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Le Havre
Né au Havre en 1937, Jacques Delaune a demeuré à Saint-Vincent avant d'en être éloigné en 1943 en raison de la guerre, puis de revenir dans sa ville natale en 1945. Il n'a nullement oublié la circulation des tramways pendant ces années de guerre.
« Certains employés disposaient de pelles à bout pointu pour récolter le crottin de cheval tombé dans le sillon des rails. Nos parents ayant ensuite rassemblé la famille au Havre dès le printemps 45, j'ai été étonné de la rapidité avec laquelle les services techniques conjoints de la Société des Tramways de la rue Jules-Lecesne et de l'usine électrique de la rue Charles-Laffite avaient réussi à rétablir pratiquement toutes les lignes de la ville basse. Cumuls de décombres à repousser, rails à dégager, poteaux et fils à redresser ».
M. Delaune se souvient aussi d'un « fameux tramway noir, l'atelier ambulant que l'on attendait dès qu'un incident était signalé. Puis il y eut la prise en compte des aiguillages électriques que le wattman pouvait commander de sa place sans avoir à descendre de son poste pour modifier son trajet à l'aide d'une canne pour manœuvrer "l'aiguille." »
Il y avait également ces « deux pédales destinées au wattman, celle qui actionnait le timbre avertisseur "Sting sting !" et celle qui commandait un jet de sable à l'avant des roues avant, en cas de patinage et le filet tendu "en jupe" à l'avant de la machine pour éviter les obstacles tombés sur la route ».
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Article paru le : 16 septembre 2009
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